Lifting de la lèvre supérieure

La lèvre supérieure est la partie de la bouche située sous le nez. Elle comprend la lèvre blanche, dont le revêtement est cutané, et la lèvre rouge dont le revêtement est la muqueuse labiale externe.

L’observation du vieillissement du visage, l’observation des images de magazine, ou dans les œuvres d’art, permet de remarquer que la hauteur cutanée est toujours courte entre le nez et la lèvre rouge sur les visages jeunes, et considérés comme « beaux ». Ceci représente une constante universelle dans toutes les ethnies, qu’elles soient blanches, noires ou jaunes ; et dans toutes les régions du globe.

En effet, chez les jeunes filles, la lèvre supérieure est le plus souvent courte et lorsque les jeunes filles entrouvrent les lèvres, elles laissent entrevoir la partie basse des incisives supérieures, découvrant les dents de 2 à 3 mm.

Ceci est important car la lèvre a un rôle dans l’alimentation, la parole, mais également un rôle important dans l’expression non verbale, et est également un organe de séduction par sa beauté.

Avec l’âge, cette lèvre supérieure s’allonge et il ne faut, dans ces conditions bien sûr, ne pas alourdir cette lèvre supérieure ; mais au contraire, la seule solution pour améliorer cet aspect d’allongement est de la raccourcir par un lifting de la lèvre supérieure.

Le lifting de la lèvre supérieure est ainsi une intervention de chirurgie esthétique visant à raccourcir la hauteur de la lèvre supérieure.

Le chirurgien interroge la patiente pour connaitre sa demande et analyse soigneusement le visage et la hauteur de cette lèvre supérieure. Il est important de disposer de photos du visage, montrant bien la lèvre supérieure, lorsque la patiente était jeune et lors de la consultation, afin de comparer et évaluer l’allongement de la lèvre supérieure avec l’âge. Si la lèvre supérieure a toujours une longueur satisfaisante et est harmonieuse, il n’y a pas d’indication opératoire. Inversement, si la lèvre supérieure est nettement allongée, il s’agit alors d’une bonne indication de lifting de la lèvre supérieure, qui vise à ramener la lèvre supérieure à une proportion harmonieuse avec le reste du visage.

La technique consiste à exciser une hauteur de peau pré-dessinée, sous la base du nez, au ras des narines et de la columelle, en faisant en sorte de cacher une partie de la cicatrice dans les narines. L’intervention peut être réalisée de façon isolée ou en association avec d’autres interventions du visage, comme un lifting cervico-facial, une blépharoplastie ou une lipostructure.

Il est important que la patiente ait vu son chirurgien-dentiste car celui-ci a son rôle à jouer ; en effet, le but du lifting de la lèvre supérieure est de mettre en valeur de jolies dents, il faut donc que l’état dentaire soit impeccable lorsque la patiente sourit. De même, il peut avoir son rôle à jouer au point de vue prothétique et dans certains cas, il peut y avoir intérêt à rallonger les incisives, si malgré l’opération, les dents courtes restent cachées.

L’interrogatoire et l’examen clinique précis de la lèvre supérieure et de la sphère buccale doit être réalisé par un chirurgien, à la recherche d’anomalies pouvant compliquer l’intervention. Si votre demande est bien précise et que l’indication est bonne, le chirurgien proposera le meilleur choix thérapeutique, avec en particulier, la meilleure combinaison thérapeutique s’il y a besoin d’une association d’intervention.

En cas d’anesthésie, le médecin anesthésiste sera vu au moins 48 heures avant l’intervention. Il faut éviter tout médicament contenant de l’aspirine ou un anti-inflammatoire 10 jours avant l’intervention. En cas d’anesthésie générale ou d’anesthésie type Neurolept-analgésie, on vous demandera de rester à jeun (ne rien manger 6 heures avant l’intervention).

L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale pure, pratiquée alors par le chirurgien juste avant l’intervention ; elle peut être réalisée sous anesthésie locale + Neurolept analgésie (anesthésie dite « vigile ») ou sous anesthésie générale classique durant laquelle vous dormez complètement.

L’intervention se pratique habituellement en chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire que vous sortez le jour même de l’intervention, immédiatement (anesthésie locale) ou quelques heures après, en fonction du type de d’anesthésie.

La technique consiste à exciser une hauteur de peau que l’on a dessinée avant l’intervention, sous la base du nez, au ras des narines et de la columelle. Il est important de ne pas avoir une cicatrice unique dans la continuité d’une narine à l’autre car l’inconvénient principal serait la visibilité de la cicatrice ; pour cela, il faut placer l’incision en dessous des ailes narinaires et en dessous de la columelle, puis faire pénétrer l’incision profondément dans chaque narine afin que la partie narinaire soit complètement cachée et invisible.. Ainsi, on n’aura pas une cicatrice continue, mais trois petites cicatrices, deux alaires et une columellaire rendant très discrètes ces cicatrices. L’excision se fait selon le schéma dit « en corne de buffle ». L’excision est purement cutanée mais à ce niveau, la peau est épaisse et il faut aller jusqu’au plan de l’orbiculaire (le muscle orbiculaire étant respecté).

La suture doit être très soigneuse. La fermeture est réalisée par des points résorbables avec un petit surjet de fil résorbable. On applique ensuite de la Vaseline, à la fin de l’intervention.

Il n’y a pas de véritable douleur mais plutôt un certain inconfort, une sensation de tension au-dessus de la bouche.

Il est un important que la patiente ait une alimentation semi-liquide les deux premières semaines post-opératoires.

Les premiers jours, il faut se reposer et éviter tout effort violent (qui pourrait favoriser un saignement) ; et appliquer de la vaseline trois fois par jour sur les sutures.

Les suites opératoires sont essentiellement marquées par l’apparition d’un œdème (gonflement), et d’ecchymoses (bleus) dont l’importance et la durée sont très variables d’une personne à une autre.

La lèvre supérieure peut paraitre initialement un peu trop courte et gonflée au début, mais elle se dégonfle et retrouve une longueur satisfaisante au bout de quelques semaines. La cicatrice peut être rouge et rosée au début, voire même un peu indurée, mais elle s’estompe progressivement en 6 à 8 mois.

Un délai de 1 à 6 mois est nécessaire pour réellement apprécier le résultat. C’est le temps nécessaire pour que les tissus retrouvent leur souplesse. Cependant, la cicatrisation sera définitive dans un délai d’environ 1 an.

L’intervention aura le plus souvent permis de rééquilibrer les proportions de la lèvre et l’harmonie du visage avec un effet rajeunissant efficace et naturel. Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration mais il n’est pas possible d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner satisfaction

Ces imperfections peuvent résulter de malentendus concernant ce que l’on peut raisonnablement espérer. Elles peuvent également survenir du fait de réaction tissulaire inattendue ou de phénomènes cicatriciels inhabituels, comme une rétraction cicatricielle plus importante que d’habitude. Cependant, cette zone cicatrise habituellement de façon excellente, et la patiente peut se maquiller aisément après une à trois semaines. La cicatrice s’estompe après quelques semaines pour devenir très discrète au bout d’un temps variable entre 6 mois et 1 an. Dans la majorité des cas, le résultat est jugé satisfaisant. En cas d’imperfection du résultat, une retouche peut être réalisée si cela est nécessaire.

Concernant l’anesthésie, si une anesthésie générale est réalisée, le médecin-anesthésiste vous aura informé(e) des risques anesthésiques. Cependant, le fait de recourir à un anesthésiste compétent, exerçant ans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus très faibles.

Concernant le geste chirurgical, les complications sont rares, à la suite d’un lifting de la lèvre supérieure. En pratique l’immense majorité de ces ’interventions se passe sans problème et les patientes sont satisfaites du résultat. De façon exceptionnelle, peuvent survenir :

  • infection : l’infection est exceptionnelle lors du lifting de la lèvre supérieure. En cas de rougeur, d’induration ou de fièvre, il faudrait consulter rapidement. Le chirurgien jugerait alors s’il faut enlever un point et éventuellement mettre des antibiotiques.

  • anomalies de cicatrisation : assez rare assez niveau car la peau cicatrise bien dans cette région.

  • En cas de cicatrices rouges ou hypertrophiques, il faudra bien masser jusqu’à ce que la cicatrice devienne mature.

  • Des kystes épidermiques peuvent apparaitre parfois le long des cicatrices et s’éliminent spontanément habituellement spontanément, ou avec la pointe d’une aiguille. Ils sont habituellement faciles à enlever lors de la consultation de contrôle, et ne compromettent pas la qualité du résultat final.

La réduction de la hauteur de la lèvre supérieure par lifting de la lèvre supérieure est une intervention très efficace. En respectant les indications précises, chez une patiente qui a bien compris l’intérêt de cette intervention, dans la majorité des cas, les patientes sont satisfaites de cette intervention de lifting de la lèvre supérieure.

Cette intervention peut fréquemment être combinée avec une autre intervention chirurgicale de rajeunissement du visage.

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