Toxine botulique

Action de relaxation musculaire

La toxine botulique, connue sous le terme américain de Botox, est commercialisée en France sous différents noms, notamment Vistabelle ou Bocouture. Il s’agit d’une toxine botulique de type A. L’action de la toxine botulique se fait au niveau de la jonction neuro-musculaire où ces toxines bloquent la transition nerveuse à l’origine de la contraction musculaire. Si bien que l’on obtient une puissante relaxation musculaire locale entraînant par conséquence une diminution des rides du visage où la toxine a été injectée. Le mécanisme d’action se fait au niveau de la jonction neuro-musculaire mais il n’y a aucune lésion, ni musculaire, ni nerveuse, ce qui explique le caractère réversible et la diminution progressive de l’action sur quelques mois.

 

Une révolution en médecine esthétique

La toxine botulique a constitué une véritable révolution en Chirurgie Esthétique et en médecine Esthétique car elle a permis d’affiner et de compléter l’action en Chirurgie Esthétique. La toxine botulique est utilisée en médecine Esthétique depuis 1989. Mais elle a été utilisée depuis 1980 en ophtalmologie dans les spasmes oculaires ; si bien que l’on connaît très bien son action et son absence d’effet secondaire négatif.

La toxine botulique a progressivement remplacé en grande partie la Chirurgie au niveau du front , et actuellement les indications de lifting frontal se sont réduites de façon considérable.

 

Effet préventif de la toxine botulique 

Du fait d’une utilisation depuis maintenant de nombreuses années, les praticiens, qui utilisent la toxine botulique, ont constaté un véritable effet préventif de la toxine botulique sur le vieillissement facial, atténuant les stigmates du vieillissement constitués par les rides et l’hyper-contraction musculaire. Son innocuité et son utilisation facile en font le produit phare de la médecine esthétique.

1ère consultation :

La 1ère consultation permet l’analyse du vieillissement facial, et permet de voir les zones à traiter, éventuellement envisager d’autres traitements complémentaires sur des stigmates plus importants du vieillissement.

Lors de cette 1ère consultation, un devis est remis à la patiente ainsi qu’un document d’information de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique.

(découvrez en PDF la fiche d’information de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique consacrée à la toxine botulique)

 

Injections

Les injections se font au cabinet et durent une quinzaine de minutes. Les aiguilles utilisées sont très fines et habituellement ces injections sont très peu douloureuses. Pour les patientes très sensibles, elles peuvent éventuellement appliquer ½ heure avant de la pommade EMLA sur les zones à traiter.

Les zones les plus fréquemment traitées par la Toxine botulique se trouvent sur le haut du visage : le front avec une très bonne action sur le front et sur l’éclairage du regard (il faut injecter la toxine botulique assez haut en région frontale latérale pour que la partie externe du sourcil remonte légèrement); la région située entre les sourcils appelée région glabellaire où se situent les rides du lion, liées à une hyperaction du muscle corrugator.

De façon plus spécifique, d’autres zones peuvent être traitées comme le décolleté, et le cou lorsqu’il existe des cornes musculaires platysmales. Eventuellement le coin de la bouche en cas de plis d’amertume liés à un abaissement des commissures labiales par hyper-contractions musculaires à ce niveau.

L’action de la Toxine Botulique se met en place en 3 à 6 jours. Il est souhaitable de ne pas avoir une activité physique trop intense pendant 48 heures après injection. De la même façon, il faut bien signaler la prise d’aspirine ou d’anticoagulant qui pourrait favoriser un petit hématome perturbant l’action du produit.

L’action de la toxine botulique se poursuivant entre 4 et 6 mois, on conseille habituellement 2 séances d’injections de toxine botulique par an. Il ne faut pas injecter plus fréquemment que tous les 3 mois sinon on risque un effet « vaccin » qui aura l’effet contraire avec une diminution progressive de l’action de la toxine botulique, ce qui serait dommage.

D’autre part notre conception d’utilisation de la toxine botulique est de trouver un juste équilibre au niveau du visage, à savoir diminuer l’action musculaire mais tout en gardant l’expression faciale et la mobilité des expressions pour permettre un caractère naturel de la correction. L’idéal c’est que cette action soit très naturelle si bien qu’elle ne soit pas détectable (en évitant par exemple un front totalement paralysé qui fait « artificiel »).

L’injection de toxine botulique est réglementée en France et seul un spécialiste formé à cette technique devrait l’utiliser à savoir un Chirurgien Plasticien ou un dermatologue ayant eu une formation spécifique dans ce domaine.

Les effets secondaires avec l’utilisation de la toxine botulique sont rares. Il peut exister des effets secondaires minimes : à type de petites ecchymoses si on a eu une petite effraction d’une petite veine frontale ; ou une petite sensation d’inconfort local. Il a été également rapporté un petit nombre de cas de céphalées transitoires au 1er jour de l’injection.

Par contre ce produit est tout à fait sur. Il n’y a aucun danger oculaire, ni d’autres effets secondaires négatifs au point de vue nerveux ou musculaire. Le ptosis post-injection, que nous n’avons jamais rencontré personnellement, correspond à une injection un peu trop basse au niveau de la région frontale et à une diffusion du produit au niveau du releveur de la paupière supérieure. Si on utilise de la Xylocaïne 1% adrénalinée et qu’on injecte au bon endroit, cet effet secondaire doit rester rarissime et est , dans tous les cas, transitoire puisqu’il récupère au bout d’environ 3 semaines à 1 mois, dans les cas qui ont été décrits, et que nous n’avons pas rencontrés personnellement.

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