Vaginoplastie muqueuse

Dans certains cas il existe un excès muqueux au niveau de la région vaginale. Il faut habituellement prendre l’avis de son gynécologue. Si il existe un relâchement musculaire et un relâchement muqueux important, il faut envisager un geste de périnéoplastie qui est habituellement réalisé par un Chirurgien Gynécologue connaissant bien la chirurgie périnéale.
Cette chirurgie consiste à resserrer le plan musculaire et à réséquer le plan muqueux.
Dans certains cas il existe un excès muqueux pur et on peut réaliser une résection muqueuse latérale, droite et gauche.
On réalise une excision muqueuse latérale droite et gauche. Une plastie muqueuse est réalisée avec fermeture en 2 plans. Cette intervention pourrait en théorie être réalisés sous anesthésie locale mais du fait de l’installation et de la localisation, elle est en pratique réalisée sous anesthésie générale de courte durée.
Une consultation gynécologique récente est nécessaire pour éliminer une éventuelle contre-indications comme une dysplasie ou un cancer du col ou du vagin. Un examen gynécologique sera nécessaire pour vérifier l’absence de lésions muqueuses et pour évaluer l’excès muqueux. Dans certains cas il existe un relâchement musculaire important et il sera alors préférable d’avoir une prise en charge gynécologique avant intervention de vaginoplastie muqueuse.
Habituellement cette intervention est réalisée en accord avec le Gynécologue qui suit habituellement la patiente.
Cette intervention peut être réalisée en chirurgie ambulatoire, ou avec une hospitalisation d’ une nuit. Dans la plupart des cas les suites post-opératoires sont simples avec quelques règles de bon sens comme éviter les traumatismes locaux.
Après la sortie un lavage quotidien à l’eau et au savon est recommandé. Les douches peuvent être réalisées au bout de 2 jours. Les bains et les rapports sexuels sont déconseillés pendant une durée de 4 semaines.
Avant de reprendre les rapports, il est souhaitable que la patiente réalise une rééducation sensitive locale par des caresses vaginales douces, de façon à retrouver une bonne sensibilité locale et éviter les troubles sensitifs au moment des rapports sexuels qui peuvent parfois être sensibles, voire douloureux, au début de la reprise de l’activité sexuelle.

Les complications sont celles de la chirurgie vaginale, avec risque d’hématome, d’infection ou de désunion. En cas de désunion la cicatrisation se fait habituellement spontanément sur plusieurs semaines. En cas d’infection, il faut mettre en place une antibiothérapie efficace, et suivre la cicatrisation et l’évolution locale.

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